Interview des fondateurs de Coursenville.fr, plateforme de e-commerce autour d’un centre ville virtuel avec boutiques et produits frais en rayon, lancée en juin 2009

Lancé en juin dernier par deux cadres de l’informatique devenus « entrepreneurs », coursenville.fr détonne dans le paysage du e-commerce à la française. Plateforme consacrée aux commerçants de bouche,  le site s’articule, pour les clients consommateurs, autour d’un centre ville virtuel avec boutiques, produits frais en rayon et commerçant sur le pas de porte, le tout étant une fidèle transposition de la réalité. Entretien avec les fondateurs et gérants, Frédéric Bertran et Stéphane Burlon.

Comment est venue l’idée de Coursenville ?

Le site est né des observations de consommateurs que nous étions. Nous avions envie de nous tourner vers les commerces traditionnels de bouche de notre centre-ville mais nous ne le faisions pas pour cause d’horaires d’ouverture, incompatibles avec notre emploi du temps professionnel, et pour cause de problèmes de stationnement ! En nous penchant sur la question, nous avons également remarqué que les « petits commerçants » s’interrogeaient sur la façon de développer leurs débouchés. En outre, les acteurs locaux que nous rencontrions ne manquaient pas de souligner à quel point ils étaient attachés à la fonction sociale des petits commerces. Une fois ces constats effectués, nous avons sauté le pas !

Comment avez-vous procédé ?

Nous avons sélectionné des zones de chalandise de 25 km2, dans notre région, le Val d’Oise, zones que nous étions capables de couvrir logistiquement. Nous avions auparavant « défriché » le terrain en fonction du nombre d’habitants, du revenu par habitant et du nombre de commerces.

Pour chaque zone sélectionnée, et chaque centre-ville, nous créons une « galerie marchande » virtuelle en réunissant plusieurs commerçants, chaque commerce ayant sa propre boutique virtuelle. Nous avons voulu nous rapprocher le plus possible de la réalité ; chaque boutique virtuelle est conforme en tous points au point de vente qui existe.

Lors d’une première phase, nous nous rendons chez le commerçant adhérent afin de faire toutes les prises de vues nécessaires à la réalisation de la boutique virtuelle : devanture, boutique, étalages, produits et commerçant. Nous effectuons la première saisie de l’ensemble de l’assortiment. Chaque matin, le commerçant actualise son offre sur  son PC ou sur un PC loué par nos soins, sachant qu’à l’exception des primeurs et des poissonniers, cela concerne moins d’une dizaine de produits. Notre interface informatique est extrêmement simple d’utilisation : elle permet de recevoir les commandes, de supprimer et de rajouter des produits à la vente.

Quel est votre business model ?

Nous nous rémunérons sur chaque commande : nous prélevons 15% par commande, pour un panier moyen atteignant 90 – 100 euros, au dessus de nos prévisions à 40-50 euros. Nous facturons également l’abonnement à l’interface informatique, qui coûte 19,90 euros par mois au commerçant. Pour le client final, les prix sont les mêmes qu’en boutique. Quant à la livraison, le client a trois choix possibles : aller chercher sa commande sans file d’attente chez le commerçant chez qui il a effectué la commande, aller chercher sa commande dans un point relais aux horaires élargis, qui est rémunéré au colis géré, ce dernier n’étant  pas forcément un commerçant adhérent. Le seul service payant est: la livraison à domicile, qui coûte 5 euros et pour lequel nous avons décidé de nous tourner vers un prestataire.

Le prélèvement de 15% doit quelque peu freiner les petits commerçants ?

En fait non… parce que ceux qui décident de nous rejoindre voient davantage les 85% qu’il y a à gagner en élargissant leur rayon d’action au delà du centre ville !

Quels sont vos projets de développement ?

Nous sommes en phase de finalisation pour ouvrir une nouvelle zone autour de Levallois et Courbevoie. Et nous songeons à nous développer en passant des accords avec les conciergeries d’entreprise, autour de la Défense. Aujourd’hui nous sommes présents dans 22 villes, via trois zones situées dans le Val d’Oise. Et nous visons une centaine de zones au niveau national d’ici à trois ans. Le site a été lancé en juin 2009 et nous considérons qu’il nous faut 1 mois pour ouvrir une zone.

Le point d’équilibre … c’est pour quand ?

Nous nous laissons jusqu’à début 2011.

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